« Le soulagement », « Merci Lukaku », « Les Diables ne sont pas morts » et – mention spéciale pour le quotidien La DH-Les Sports – « La remontadiable ». Les titres de la presse belge, dépitée et cruelle au soir du 20 mars après la défaite de la sélection nationale face à l’Ukraine (3-1), ont changé quatre jours plus tard, quand les Diables rouges se sont imposés (3-0) lors du match retour, dimanche 23 mars. Dans le stade de Genk, l’équipe entraînée par Rudi Garcia a offert un tout autre visage, mais elle aura dû attendre soixante-dix minutes pour rendre de l’espoir à son sélectionneur et au public : jusque-là, la domination des Diables rouges ne s’était pas traduite en occasions de but, et la relégation en poule B de la Ligue des nations menaçait. Une défaite aurait signé, pour longtemps sans doute, la disgrâce d’une équipe qui avait occupé la première place au classement mondial de la Fédération internationale de football, d’octobre 2018 à mars 2022, mais venait de connaître quatre échecs consécutifs face à l’Italie, la France, Israël et l’Ukraine.
En l’espace de seize minutes, Maxim De Cuyper et l’indispensable Romelu Lukaku, auteur de deux buts après avoir déjà marqué au match aller, ont apaisé leurs supporteurs et permis à Rudi Garcia d’envisager son avenir avec un peu plus de sérénité. Empruntée, désorganisée, effondrée après l’égalisation, puis le 2-1, de l’Ukraine jeudi, l’équipe emmenée par Kevin De Bruyne avait, cette fois, totalement changé de visage.
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