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Pendant que certains s’interrogent sur l’avenir du Moyen-Orient, la sécurité du monde ou encore le destin de l’humanité à l’heure de la menace nucléaire globalisée, d’autres continuent de se poser les vraies questions. Ainsi, fûmes-nous récemment interrogés par une jeune personne s’étonnant que de nombreux garçons portent, de nos jours, leur bonnet au-dessus des oreilles. « Mais pourquoi ? », nous demanda-t-elle avec une curiosité teintée de dédain.

Notons d’abord que la pratique en question est loin d’être nouvelle. Certains articles de presse s’en font l’écho amusé depuis une bonne dizaine d’années. Les cinéphiles se souviendront que River Phoenix portait ainsi son bonnet dans My Own Private Idaho, en 1991. D’autres auront encore en mémoire le fameux couvre-chef rouge du commandant Cousteau.

En effet, les origines de cette pratique sont maritimes. Depuis plusieurs décennies, les marins portent des bonnets courts, surnommés « docker » ou « pêcheur », afin de couvrir leur crâne, pour le protéger des vagues de froid et des coups de soleil, sans faire surchauffer leurs oreilles, ni perdre en capacité auditive. Ne riez pas. Sur les navires de l’US Navy, les marins ont pour ordre de ne pas trop enfoncer leur watch cap, pour bien entendre les consignes du commandant pendant leur quart.

Pourquoi pas !

Si la popularité actuelle de cette pratique repose bien évidemment en partie sur des raisons stylistiques, et sur l’ambition raisonnable de ressembler davantage à un marin de caractère qu’à un petit enfant à qui on aurait enfoncé de force un bonnet sur la tête de peur qu’il attrape froid après la piscine, elle s’explique donc aussi par des raisons pragmatiques.

Les non-marins adeptes de cette pratique argueront ainsi sans mal que ces bonnets courts, tout en les protégeant du froid, du soleil et des vannes sur une coupe de cheveux hasardeuse ou une calvitie naissante, les laissent libres de converser de façon aisée en face à face ou au téléphone. Certains ajouteront aussi qu’ils ne perturbent pas le port des lunettes ou leur manipulation au quotidien. Conclusion ? Pourquoi pas !

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