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Les produits structurés rencontrent un succès certain auprès des épargnants. En 2023, les Français y ont investi 42 milliards d’euros, d’après l’Autorité des marchés financiers (AMF). Ces produits sont logeables dans l’assurance-vie, le compte-titres et le plan d’épargne en action (PEA). Cependant, au-delà du risque, ils sont souvent critiqués pour leur complexité et l’opacité de leurs frais.

Peu d’épargnants sont effectivement capables d’expliquer leur fonctionnement en détail. Conçus par un « structureur » (le plus souvent une banque ou une société spécialisée), ces placements se composent de trois briques.

La première est un actif sous-jacent servant d’indice de référence (une action, un panier d’actions, un indice boursier, une obligation…). L’investisseur fait un « pari » sur ses conditions d’évolution à une date donnée. A l’échéance, le rendement est déclenché si les conditions sont réunies. Il peut bénéficier d’une garantie partielle ou totale de son capital grâce à des barrières de protection qui le protègent d’une baisse de l’indice de référence jusqu’à un certain seuil. Au-delà, il subira les éventuelles pertes du marché.

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Pour offrir ces garanties, le structureur choisit une obligation bancaire, qui constitue la deuxième brique du produit et la source de son principal risque. « Même si les banques sont réputées résilientes, elles peuvent faire défaut, comme l’a montré la récente faillite de Credit Suisse », souligne François-Xavier Soeur, fondateur du cabinet de gestion de patrimoine bordelais Terrae Patrimoine.

Enfin, une troisième brique constituée de produits dérivés vise à booster les espérances de performance.

« Personne ne connaît le montant des frais ! »

Outre leur complexité, les produits structurés sont souvent critiqués pour leurs frais, jugés tantôt trop opaques, tantôt trop élevés. « La commission des distributeurs varie autour de 5 %, mais est souvent plus élevée pour les gros cabinets de gestion de patrimoine, qui lèvent de gros montants, indique François-Xavier Soeur. En revanche, les structureurs ne communiquent pas sur leurs propres frais, qui restent très opaques… »

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