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Histoires Web mercredi, février 18
En visite à Paris, le ministre américain de l’énergie déroule son credo pro-fossile et climatosceptique

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) n’en a pas fini avec les pressions de l’administration Trump. « Une grande partie de leur travail consiste à être, comme je l’appelle, la 53e organisation de défense du climat », s’est agacé mardi 17 février le secrétaire américain à l’énergie, Chris Wright, en visite à Paris. Mercredi s’ouvre la traditionnelle réunion ministérielle de cette institution, dont le siège se trouve dans la capitale française. Une tribune idéale pour le ministre de Donald Trump, avocat fidèle de sa ligne « tout fossile ». Et l’occasion de faire remonter les enchères autour de l’AIE.

Créée à l’initiative de Washington, dans la foulée du choc pétrolier de 1973, pour sécuriser l’approvisionnement énergétique des pays riches, l’agence aurait perdu de vue sa mission, selon Chris Wright. Chaque année, cette émanation de l’Organisation de coopération et de développement économiques publie des hypothèses très attendues sur l’avenir de la demande d’énergie. La dernière édition, fin 2025, a été marquée par le retour d’un scénario abandonné durant des années. Baptisé « Politiques actuelles », il envisage un monde gourmand en hydrocarbures pour encore des décennies.

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