Meilleures Actions
Histoires Web mardi, juin 18
Bulletin

L’annonce de la démission du chef de l’agence nationale chargée de la reconstruction du pays a provoqué une vive émotion au sein de la société civile réformatrice du pays. Dans une lettre publiée sur sa page Facebook lundi 10 juin, Mustafa Nayyem accuse le gouvernement ukrainien de saper son travail au sein de l’institution chargée de coordonner les travaux de réparation des infrastructures détruites et endommagées par la guerre.

Lire aussi le décryptage | Article réservé à nos abonnés La Russie cherche à paralyser l’Ukraine en visant et en détruisant ses infrastructures énergétiques

L’annonce de sa démission ne pouvait tomber plus mal pour Kiev, alors qu’une dizaine d’Etats alliés du pays, des chefs d’entreprise et des organisations internationales se retrouvent mardi et mercredi pour une conférence organisée à Berlin visant à lancer des projets pour financer le redressement à long terme de l’Ukraine. Une conférence qui intervient à la veille du sommet du G7, organisé de jeudi à samedi en Italie, au cours duquel devraient être annoncées de nouvelles aides à Kiev.

La conférence se déroule à un moment crucial pour Kiev alors que les autorités du pays déplorent la perte d’environ 50 % des capacités de production d’énergie du pays. Les centrales thermiques et les réseaux de distribution sont en effet la cible de frappes russes systématiques. « Face à la terreur aérienne de la Russie, les solutions urgentes pour le secteur de l’énergie seront notre priorité », a affirmé le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, lundi soir, à la veille du sommet auquel il devait participer avec d’autres membres de son gouvernement.

Un tableau très critique

Outre la date du départ, ce sont les propos tenus par Mustafa Nayyem dans sa lettre publiée lundi qui ont choqué en Ukraine. Nommé à ce poste crucial et délicat en janvier 2023, l’homme déplore en effet une « opposition constante » au travail de l’agence. Sa démission semble avoir été motivée par la décision du premier ministre, Denys Chmyhal, que M. Nayyem ne participerait pas à la conférence de Berlin. Les raisons de son départ n’ont pas été commentées par des membres du gouvernement, mais des sources étatiques anonymes ont affirmé à plusieurs médias que l’annulation de sa participation à la conférence était due à une erreur d’agenda et que sa présence était nécessaire à Kiev mercredi.

Mustafa Nayyem avait été nommé à ce poste par l’ancien ministre des infrastructures du pays Oleksandr Kubrakov. Naguère proche de Volodymyr Zelensky, ce dernier a été brutalement limogé le 9 mai en raison de ce que les experts et journalistes présentent comme des affaires de rivalités politiques. Oleksandr Kubrakov disposait d’une excellente réputation auprès des interlocuteurs occidentaux de l’Ukraine et de la société civile du pays. Lui et Mustafa Nayyem travaillaient en étroite collaboration.

Il vous reste 51.35% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
© 2024 Mahalsa France. Tous droits réservés.