Meilleures Actions
Histoires Web jeudi, février 27
Bulletin

Ce n’est pour l’heure qu’« à titre provisoire », mais le Comité international olympique (CIO) a trouvé son nouvel interlocuteur sur la boxe. Dans un communiqué de presse publié mercredi 26 février, l’instance annonce reconnaître la World Boxing comme étant la fédération internationale régissant la discipline au niveau mondial. Un premier pas vers le maintien du noble art au menu des Jeux olympiques.

Le CIO justifie sa décision en égrainant les paramètres selon lesquels la jeune organisation, créée en 2023, apporte des premières garanties d’une alternative crédible à la sulfureuse Fédération internationale de boxe (IBA), avec qui le CIO est en conflit depuis des années, et à laquelle il avait retiré l’organisation des tournois olympiques en 2019. Dès son lancement, World Boxing se voulait une « réponse aux problèmes persistants entourant l’instance dirigeante internationale de la boxe de style olympique », dont les manquements « ont mis en doute l’avenir de la boxe en tant que sport olympique ».

Lire aussi | La Fédération internationale de boxe mise au ban du monde olympique, mais la boxe maintenue aux Jeux

Regroupant déjà 78 fédérations nationales – parmi lesquelles la française, depuis décembre 2024, mais aussi celles des Etats-Unis, du Japon, de la Grande-Bretagne ou de l’Allemagne –, World Boxing est établie sur les cinq continents, comprend quatre confédérations, et ne cesse de croître. Dirigée par l’ancien président de la florissante Fédération néerlandaise de boxe Boris van der Vorst, l’instance compte parmi ses affiliés la majorité des athlètes médaillés aux Jeux olympiques de Paris 2024. Surtout, elle a apporté « des progrès » sur les critères de gouvernance, comme un code d’éthique, une politique sur les conflits d’intérêts et la lutte contre la corruption et le dopage.

La boxe pour l’heure absente du programme de Los Angeles 2028

Même si cette reconnaissance est « provisoire », selon les termes du communiqué, le CIO ferme un peu plus la porte à un retour de l’IBA à la table des Jeux. L’instance olympique était en conflit de longue date avec la fédération internationale, dirigée par le Russe Umar Kremlev, en raison de problèmes de gouvernance et de transparence financière. Après avoir suspendu sa collaboration avec l’AIBA (devenue IBA en 2021), en juin 2019, le CIO lui a retiré sa reconnaissance en juin 2023, estimant qu’elle n’avait pas su se réformer.

En conséquence, le Comité international olympique avait organisé seul et à ses frais les épreuves de boxe des Jeux de Tokyo, en 2021, et de Paris 2024. Et l’instance régissant l’olympisme mondial avait ôté la boxe – présente depuis les premiers Jeux modernes, en 1896 – du programme de la prochaine édition, prévue à Los Angeles en 2028, à moins qu’une autre instance se montre apte à le superviser. En communiquant, mercredi, sur une reconnaissance de World Boxing, le CIO ouvre la porte à un maintien de la boxe aux JO 2028, compétition à laquelle aucun pays affilié à l’IBA ne pourra participer.

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Paris 2024 : en promettant des primes aux médaillés olympiques, la Fédération internationale de boxe remet les gants face au CIO

Réutiliser ce contenu

Share.
© 2025 Mahalsa France. Tous droits réservés.