
La réaction d’Emmanuel Macron n’a pas tardé à enflammer les débats en Italie. Interrogé en Inde, où il achevait sa visite officielle, jeudi 19 février, le président français a demandé à Giorgia Meloni de cesser de « commenter ce qui se passe chez les autres », en référence à la réaction de la présidente du conseil italien après la mort de Quentin Deranque. Mercredi, sur son compte X, la cheffe du gouvernement italien s’était émue de la mort du militant d’extrême droite à Lyon, estimant qu’il s’agissait d’une « blessure pour l’Europe entière ». « Je suis toujours frappé de voir que des gens qui sont nationalistes, qui ne veulent pas qu’on les embête chez eux, sont toujours les premiers à commenter ce qui se passe chez les autres », a sèchement rétorqué le président français.
La sortie d’Emmanuel Macron a été accueillie « avec stupeur » au palais Chigi, siège de la présidence du conseil italien, qui a précisé, jeudi, que Giorgia Meloni ne faisait qu’exprimer « sa proximité envers le peuple français frappé par cette terrible affaire », se défendant de toute immixtion dans le débat politique français. La mort de Quentin Deranque a néanmoins trouvé une caisse de résonance inédite en Italie, alors que le gouvernement durcit le ton depuis plusieurs mois contre les groupes d’extrême gauche, fermant par exemple des centres sociaux comme Askatasuna, à Turin.
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