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Donald Trump a pris l’habitude de renoncer à ses propres ultimatums. Il en a apporté une nouvelle fois la preuve, lundi 23 mars. Quelques instants avant l’ouverture, aux Etats-Unis, de marchés rendus fébriles par la guerre qu’il a déclenchée, le 28 février, contre l’Iran avec le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, il est en effet revenu sur sa menace d’« anéantir » le même jour les centrales électriques iraniennes si le régime de Téhéran ne levait pas immédiatement son blocage du détroit d’Ormuz. Plus de 20 % de la production mondiale de pétrole transite par ce goulet stratégique. Cette menace a été repoussée de cinq jours, au 27 mars.

Par ce revirement annoncé sur son réseau social, le président américain a pris acte de la résilience du régime iranien qui avait promis de répondre à ce qui aurait constitué des crimes de guerre en s’en prenant aux infrastructures civiles de la rive arabe du Golfe. Le locataire de la Maison Blanche a également reconnu la capacité de Téhéran à faire du détroit d’Ormuz un enjeu de la guerre en cours. Donald Trump a dit qu’il entendait profiter de ce répit pour trouver la voie d’une désescalade. Elle permettrait de sortir d’un engrenage dont les conséquences pourraient être dévastatrices pour l’économie mondiale.

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