L’annonce est tombée tard dans la soirée, mardi 17 mars, après de longues discussions, sous l’œil d’émissaires américains, entre les autorités irakiennes de Bagdad et les dirigeants du pouvoir régional du Kurdistan autonome, dans le nord de l’Irak. Pour la première fois depuis le début de la guerre entre l’Iran, les Etats-Unis et Israël, le gouvernement kurde d’Erbil donne son feu vert à la reprise des exportations de pétrole, produit à Kirkouk, par l’oléoduc qui traverse son territoire vers le port turc méditerranéen de Ceyhan.
Cette décision constitue une mesure d’apaisement inespérée, tant la question pétrolière est génératrice de tensions entre Erbil et Bagdad. Les exportations d’or noir par le nord avaient été interrompues ces deux dernières semaines, après que des milices irakiennes pro-iraniennes, solidement installées dans l’appareil d’Etat irakien, ont pris pour cible des raffineriesdans la région autonome, poussant les entreprises étrangères à suspendre leurs activités.
« Compte tenu des circonstances exceptionnelles auxquelles le pays est confronté, nous avons décidé d’autoriser la circulation du pétrole par l’oléoduc de la région du Kurdistan dès que possible, une étape importante vers la stabilité économique et la garantie des droits de toutes les parties », a déclaré Masrour Barzani, le premier ministre de la région autonome, dans un communiqué publié dans la nuit de mardi à mercredi. La décision a été immédiatement saluée, sur X, par Tom Barrack, envoyé spécial des Etats-Unis en Syrie et ambassadeur en Turquie, qualifiant la reprise des flux pétroliers de « développement positif, qui permet de renforcer la coopération économique et d’améliorer la stabilité dans la région ».
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