Meilleures Actions
En Inde, risques, régulation et concentration du pouvoir en débat au sommet de l’IA

« On peut envisager que le monde ait besoin de quelque chose comme l’AIEA [l’Agence internationale de l’énergie atomique] pour assurer une coordination internationale en matière d’intelligence artificielle [IA]. » Cet appel à une « régulation urgente » lancé par Sam Altman au sommet de l’IA, jeudi 19 février, contraste avec le ton moins inquiétant adopté ces deux dernières années par le fondateur d’OpenAI. La teneur de ce message n’a toutefois pas fait consensus dans les débats du grand rassemblement international organisé à New Delhi par l’Inde. En effet, certains chefs d’Etat et dirigeants ont choisi d’amener la discussion sur d’autres terrains, en particulier celui de la concentration, jugée excessive, de cette technologie dans les mains de quelques géants américains.

« Nous pourrions n’être qu’à environ deux ans des premières apparitions d’une superintelligence », a expliqué le dirigeant de la maison mère de ChatGPT, pour justifier son propos. « Il faut démocratiser l’IA », a plaidé M. Altman, surtout pour dénoncer des usages jugés autocratiques, comme l’utilisation d’une « superintelligence » par des « dictateurs dans des pays totalitaires » ou par des Etats pour « mener de nouveaux types de guerre ». Il a cité aussi le risque d’IA accessibles librement, en open source, potentiellement utilisées pour créer de « nouveaux pathogènes ».

Il vous reste 78.84% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.