En annonçant, le 20 mai, une revue stratégique de l’accord d’association entre l’Union européenne (UE) et Israël, Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne, avait non seulement surpris l’Etat hébreu, mais aussi permis aux Vingt-Sept de revenir au premier plan dans la région et de lancer une longue négociation permettant l’entrée de davantage d’aide humanitaire à Gaza.
Trois mois plus tard, alors que « davantage de camions d’aides peuvent entrer dans l’enclave, que des voies d’accès ont été rouvertes ou que des infrastructures sont en cours de réparation, ce n’est toujours pas assez », a reconnu, samedi 30 août, la dirigeante européenne, lors d’une réunion informelle des ministres des affaires étrangères à Copenhague, au Danemark.
« La situation reste très problématique, et les nouvelles qui nous parviennent de Gaza ne sont guère encourageantes en ce qui concerne la nouvelle zone de guerre, ou zone de combat » dans la ville de Gaza, constate l’Estonienne. Comme elle, une majorité des ministres ont déploré la situation dans le territoire palestinien. « C’est absolument horrible », s’indigne la Suédoise Maria Malmer Stenergard. « On n’a plus les mots », renchérit le Luxembourgeois Xavier Bettel. La situation à Gaza est une « tragédie absolue », juge, de son côté, le Français Jean-Noël Barrot. « Il faut désormais passer des mots à l’action », estime Lars Lokke Rasmussen, le chef de la diplomatie danoise.
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