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Histoires Web mercredi, février 26
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Avant de se muer en biogaz pour chauffer les ménages, des tonnes de seigle patientent là, stockées en silos. Dans une fosse, un grappin jaune soulève automatiquement des blocs de végétal. Comme l’odeur n’est pas sans le rappeler, cette matière doit ensuite fermenter dans l’un des cinq « digesteurs » du site, cinq cuves cylindriques noires de 25 mètres de haut permettant la production de ce gaz renouvelable.

Le long d’une route départementale à une bonne heure de Dijon, dans le village de Cérilly (Côte-d’Or), l’unité de méthanisation la plus puissante de France tire son nom commercial, Sécalia, de l’étymologie latine du seigle.

Son inauguration, en septembre 2024, a confirmé un changement d’échelle. Quand Sécalia tournera à plein régime, elle disposera d’une capacité de production annuelle de 230 gigawattheures (GWh). Soit douze fois la puissance moyenne des 737 sites injectant du biométhane dans le réseau gazier français, une moyenne pour l’instant en deçà du niveau européen.

« Partenariat » avec le monde agricole

Apparues dès la décennie 2010, les petites unités ont la ferme pour cadre principal. Elles visent notamment à recycler les effluents d’élevage et autres déchets agricoles. A l’inverse, le site de Sécalia est sorti de terre pour l’occasion, sur 14 hectares. Ses machines attendent 200 000 tonnes de biomasse à exploiter chaque année. Elles tournent à 90 % avec du seigle, produit sur quelque 5 000 hectares, dans un rayon d’une vingtaine à une trentaine de kilomètres, en tant que culture intermédiaire à vocation énergétique.

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