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Yoon Suk Yeol n’est plus président de la Corée du Sud. Sans grande surprise, la Cour constitutionnelle a validé, vendredi 4 avril, sa destitution, votée par l’Assemblée nationale pour sanctionner une déclaration de loi martiale qui, en décembre 2024, avait ébranlé les certitudes démocratiques d’un pays se croyant immunisé contre les dérives autoritaires. Les huit juges de la Cour se sont prononcés à l’unanimité pour la destitution. M. Yoon est le deuxième président sud-coréen destitué, huit ans presque jour pour jour après Park Geun-hye. Une élection présidentielle sera organisée dans les soixante jours.

Massés sous le soleil à proximité de la Cour, 100 000 opposants présents ont explosé de joie à l’annonce de la destitution par le juge-président Moon Hyung-bae, retransmise sur des écrans géants. M. Moon a jugé « illégaux » les faits reprochés à M. Yoon : déclaration de la loi martiale, déploiement de troupes à l’Assemblée nationale et à la Commission électorale nationale, et tentative d’arrestation d’élus et de magistrats.

Le juge a considéré que le dirigeant avait « trahi la population » et que les motifs invoqués pour justifier la loi martiale, tels que la vive opposition des démocrates aux politiques en place, « auraient dû être résolus par des moyens démocratiques ». Il a aussi critiqué l’opposition pour son acharnement à attaquer la présidence.

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