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Au Parlement catalan, la scène est devenue familière. Ce 12 mars, Silvia Orriols prend la parole dans un hémicycle à moitié vide mais attentif. La députée enchaîne les attaques, ne laisse aucun répit. Sa cible : l’immigration, encore et toujours.

Tour à tour, la présidente d’Alliance catalane, petite formation séparatiste à la rhétorique ouvertement islamophobe, accuse la gauche indépendantiste (Gauche républicaine de Catalogne, ERC) d’encourager « l’importation de semi-esclaves », reproche à la droite nationaliste (Junts, Ensemble pour la Catalogne) de « [les] traiter de fascistes pour finir par adopter [leurs] idées » et met en cause le gouvernement de Madrid, accusé d’avoir permis « une immigration anti-occidentale et tiers-mondiste » afin de « dénationaliser » et « appauvrir » la Catalogne.

Avec une assurance qui surprend encore chez cette novice en politique, Silvia Orriols réclame « un moratoire immédiat » sur l’immigration, l’expulsion de ceux qui « veulent nous imposer des habitudes archaïques et misogynes » et défend un système social « pour les Catalans en catalan ». Elle conclut : « Ce n’est pas du racisme, c’est de la survie. »

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