
A qui le tour ? A Wall Street, la question semble tarauder analystes et gérants : quel sera le prochain secteur dont l’irruption de l’intelligence artificielle remettra en cause le modèle économique, au point de compresser chiffres d’affaires et bénéfices, et donc, de justifier des ventes massives d’actions ? La réponse est loin d’être évidente, au vu du nombre et de la diversité des valeurs touchées, comme de la vitesse à laquelle la défiance peut passer d’un segment de marché à un autre.
Si les logiciels ont été les premiers ciblés, d’importants dégagements ont affecté pêle-mêle ces dernières semaines les jeux vidéo, l’assurance, le courtage financier, l’immobilier commercial ou encore le transport routier. Une liste à la Prévert qui risque fort de s’allonger, tant semble brutale la « disruption » provoquée par l’IA et surtout l’IA « agentique », capable d’effectuer des tâches et plus seulement d’orienter son utilisateur dans d’énormes masses de données.
« L’IA agentique, même si elle est encore balbutiante, sème le doute sur la validité d’un certain nombre de “business models”. Et dans le doute, le marché vote avec ses pieds : on vend d’abord, on réfléchit ensuite. Même si agir dans la précipitation est toujours la pire des attitudes », explique Benjamin Melman, directeur des gestions chez Edmond de Rothschild AM.
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