La campagne des pouvoirs publics s’étale en grandes lettres le long d’autoroutes wallonnes : « Soyons malins, prenez le train ! », conseillent des banderoles. Problème : des trains, il y en a très peu en ce moment, en Belgique, car le trafic de la Société nationale des chemins de fer belges (SNCB) est perturbé depuis février et devrait le rester pour un bon moment. Au total, les six syndicats de la société nationale prévoient, en effet, la bagatelle de… 75 jours d’arrêts de travail d’ici à la fin de l’été, au grand désespoir des dizaines de milliers « navetteurs », ceux qui utilisent quotidiennement les chemins de fer pour se rendre au travail.
Afin de tenter de les apaiser, les syndicats affirment que le combat qu’ils mènent est aussi le leur, car ils protestent essentiellement contre l’allongement de la durée des carrières et la réforme des retraites. Le gouvernement fédéral du premier ministre, Bart De Wever, a engagé de vastes réformes qui visent à briser d’autres tabous, dont la durée illimitée dans le temps des indemnités de chômage, la nomination à vie des fonctionnaires ou des statuts particuliers, comme celui des cheminots, autorisés actuellement à partir à la retraite dès 55 ans.
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