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C’est une petite victoire pour la francophonie qui était passée inaperçue. En juin 2025, le gouvernement angolais a introduit le français en tant que langue étrangère obligatoire à partir du troisième cycle de l’école primaire – dès 10 ans. Alors qu’elle n’était jusqu’à présent qu’optionnelle, généralement enseignée au secondaire et à un nombre restreint d’élèves, la langue de Molière est désormais apprise dès l’enfance dans ce vaste pays lusophone de 39 millions d’habitants – les Angolais devraient être 75 millions en 2050.

« Le but de cette réforme est de permettre à l’Angola de se renforcer économiquement en se rapprochant du Congo-Brazzaville et de la République démocratique du Congo [RDC], deux pays limitrophes où la langue française est parlée couramment », explique Ilyes Zouari, chercheur et président du Cercle d’études et de réflexion sur le monde francophone, qui a repéré cette réforme.

L’objectif est aussi de consolider « l’influence de l’Angola sur le plan diplomatique », ajoute-t-il. Joao Lourenço, le président angolais, est médiateur dans le conflit qui sévit dans l’est de la RDC entre l’armée congolaise et le Mouvement du 23 mars (M23), un groupe paramilitaire soutenu par le Rwanda. Il est également intervenu au Gabon pour obtenir la libération, en mai 2025, de l’ex-président Ali Bongo et de sa famille, retenus à Libreville après le coup d’Etat d’août 2023.

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