
Fermée depuis le 31 janvier à cause d’un éboulement de falaise, la route entre la France et l’Andorre sera interdite à la circulation pendant au moins trois mois. La RN 20, habituellement empruntée par près de 9 000 véhicules chaque jour, restera donc fermée dans les deux sens entre Ax-les-Thermes et L’Hospitalet-près-l’Andorre, deux villages de l’Ariège, situés aux portes de la principauté, sur la voie qui donne accès au Pas de la Case, première ville andorrane.
Cet éboulement, jugé « rare et exceptionnel par son ampleur » par le préfet de l’Ariège, Hervé Brabant, n’avait causé aucun accident, mais avait déversé plus de 200 mètres cubes de roches sur la seule route reliant le sud de l’Occitanie à la principauté, et ses 85 000 habitants. A cause des conditions météorologiques, hélicoptères ou drones ont difficilement accès au site, ce qui prolongera les travaux nécessaires à réaliser.
Au moment des vacances scolaires − qui courent du 7 février au 9 mars −, l’inquiétude grandit des deux côtés de la frontière. Il faut habituellement un peu moins de deux heures et demie pour relier Toulouse à l’Andorre. Désormais, les nombreux touristes doivent emprunter une autre route, passant par les Pyrénées-Orientales, ce qui rallonge le trajet de près de deux heures. Prisé pour ses pistes de ski et ses produits détaxés – comme les cigarettes, l’alcool ou l’essence –, le pays accueille chaque année près de 9 millions de touristes, en provenance majoritairement d’Espagne et de France, pour des séjours plus longs.
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