En Afrique du Sud, KuGompo City a vu son calme brisé par des échauffourées lundi 30 mars, qui ont laissé derrière elles une dizaine de véhicules en feu, des magasins vandalisés et une pluie de balles en caoutchouc. Quelques centaines de manifestants avaient manifesté leur colère contre la présence « d’étrangers dans le pays ». La ville, située au bord de l’océan Indien, est d’habitude plutôt connue pour sa nature, ses spots de surf et son industrie automobile. Mais, depuis la mi-mars, c’est pour une polémique autour d’un prétendu « roi des Igbo » qu’elle est au cœur des conversations dans le pays.
La diffusion d’images sur les réseaux sociaux montrant une cérémonie traditionnelle nigériane a enflammé les esprits. On y voit un représentant de la diaspora nigeriane recevoir le titre d’« igwe », un terme qui désigne un chef coutumier au sein de la communauté Igbo, peuple du sud-est du Nigeria.
Alors qu’en Afrique du Sud les chefs traditionnels sont reconnus par la loi, plusieurs représentants des rois et leaders locaux ont vécu cette intronisation d’un homme qu’ils considèrent comme « étranger » comme un affront. Pour l’assemblée des chefs traditionnels et Khoisan de la région du Cap-Oriental, cela « constitue une violation flagrante des protocoles coutumiers établis, une atteinte directe à l’institution du leadership traditionnel et un mépris inquiétant du cadre constitutionnel et législatif ».
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