Suspendu pendant quarante minutes non-stop ! Waouh ! Cet effet de saisissement profond et longue durée est à mettre au crédit du spectacle Etude, créé par le chorégraphe espagnol Marcos Morau pour le Ballet de l’Opéra national de Paris, à l’affiche jusqu’au 28 mars au Palais Garnier, à Paris. Avec 31 interprètes sur scène, cette rêverie somptueuse autour de la danse classique feuillette des couches d’images serties les unes dans les autres qui explosent en douceur.
Cet envoûtement sépia, dont on aurait voulu qu’il s’éternise, a volé en éclats, mercredi 11 mars, sous les applaudissements du public, qui s’est levé pour acclamer la pièce. Ce moment toujours génial à partager a ramassé dans le même élan de plaisir l’ensemble de la soirée. Sous le titre générique d’Empreintes, elle s’ouvrait avec Arena, une création du duo britannique Jessica Wright et Morgann Runacre-Temple également ovationnée.
Rare qu’un programme composé de deux pièces fortes rafle les suffrages sans que celles-ci s’autodétruisent ou que l’une prenne le dessus sur l’autre. L’instinct de José Martinez, directeur de la danse à l’Opéra de Paris, qui a eu l’idée de ces invitations, a mis dans le mille en imaginant ce rendez-vous mixte percutant, servi par une troupe à fond. La cohabitation dos à dos de ces artistes aux antipodes que sont Jessica Wright, Morgann Runacre-Temple et Marcos Morau a ici parfaitement fonctionné et n’a aucunement entamé la singularité de chacun.
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