L’atome est indispensable à la compétitivité et la souveraineté de la France, a réaffirmé jeudi 12 mars Emmanuel Macron lors d’une visite du chantier des deux futurs réacteurs prévus sur le site de la centrale de Penly (Seine-Maritime) où il a présidé le cinquième Conseil de politique nucléaire (CPN).
« On n’arrivera pas à gagner la bataille du climat, de la compétitivité et de la souveraineté sans le nucléaire », a déclaré le président de la République en célébrant le « chantier du siècle » de la relance du nucléaire en France, alors que les travaux préparatoires battent leur plein à Penly.
Deux jours après avoir présidé le deuxième sommet nucléaire près de Paris, il s’est félicité d’un regain d’intérêt en Europe, alors que l’atome avait connu un coup d’arrêt après l’accident de la centrale japonaise en 2011. « En Europe, il y a encore deux ou trois ans, on nous disait le nucléaire, attention, c’est pas bon », a-t-il déclaré. « On a bâti un consensus, et l’Europe suit et y croit. »
Six nouveaux réacteurs
A l’occasion son déplacement à Penly, M. Macron a présidé le cinquième CPN depuis 2022, qui décide d’orientations sur le programme de relance du nucléaire civil en France. Ce dernier comprend notamment la construction d’au moins six nouveaux réacteurs, conformément à la nouvelle feuille de route énergétique de la France.
« On va prendre aujourd’hui des décisions importantes qui nous permettront de consolider des décisions finales d’ici la fin de l’année », a-t-il déclaré alors que l’électricien public EDF doit prendre d’ici fin 2026 sa décision d’investir pour six nouveaux réacteurs, étape-clé qui lancera officiellement le chantier.
« Avec ce chantier du siècle, on va faire pour nos enfants ce que nos parents ont fait pour nous » dans les années 1970-1980, a conclu M. Macron en citant notamment les petits réacteurs modulaires SMR, qui font partie du programme « nouveau nucléaire » en France.
Le Livret A financera en partie le programme de nouveau nucléaire EPR2, a annoncé l’Elysée jeudi à l’issue du CPN. « Le prêt bonifié de l’Etat accordé au programme EPR 2 pour 60 % du montant total du programme sera financé par le fonds d’épargne de la Caisse des dépôts », a-t-elle précisé.












