« J’ai rappelé la position de la France. Elle est claire dans la région, elle est défensive. Nous ne sommes pas engagés en guerre contre qui que ce soit », a déclaré, vendredi 13 mars, le président de la République, après la mort d’un soldat français au Kurdistan irakien.
Selon le ministère des armées, sept soldats ont été blessés dans une « attaque de drone », jeudi soir, et l’adjudant-chef Arnaud Frion « a succombé à ses blessures ».
Le chef de l’Etat a jugé « inacceptable » que des soldats français aient été pris pour cibles, alors qu’ils « luttaient dans le cadre d’une coalition internationale contre les résurgences du terrorisme dans la région et au service de la souveraineté irakienne ».
Emmanuel Macron, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse durant la visite du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a affirmé depuis l’Elysée avoir demandé aux armées « une analyse consolidée des faits, de leurs circonstances », qu’il espère obtenir « dans les prochaines heures ».
« Sang-froid, calme et détermination »
Interrogé sur une éventuelle riposte, il a refusé d’envisager toute « forme de scénario » ou d’entrer dans une « politique-fiction sur ce sujet ».
« La France continuera à faire preuve de sang-froid, de calme, de détermination, d’être fiable vis-à-vis de nos partenaires, de protéger nos ressortissants et de défendre nos intérêts et notre sécurité », a-t-il assuré, ajoutant qu’il devait s’entretenir, « dès le début d’après-midi », avec le premier ministre irakien.
L’adjudant-chef Arnaud Frion a été victime d’un drone Shahed, arme de conception iranienne, selon le chef de corps du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces. Il est le premier soldat français tué depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines en l’Iran, et qui s’est propagée à plusieurs pays de la région.









