Très technique, la vieille question de la modulation du parc nucléaire français agite le petit monde de l’énergie depuis quelques mois, à commencer par les partisans et détracteurs des énergies renouvelables. Avec cette question : la montée en puissance du solaire et de l’éolien risque-t-elle de brider la production du parc nucléaire français d’EDF, et donc, de lui causer un manque à gagner, surtout dans un contexte de faible demande électrique ? Délibérément, un réacteur peut réduire jusqu’à 80 % de sa puissance en l’espace d’une demi-heure, deux fois par jour, voire s’arrêter pour tomber à zéro.
D’abord attendu pour la fin de 2025, finalement publié lundi 16 février, le rapport interne d’EDF sur les impacts industriels, organisationnels et sociaux de la modulation, anticipe surtout un « renchérissement » de ses coûts de maintenance.
Dans ce document de 60 pages, le groupe détenu à 100 % par l’Etat rappelle d’abord que la modulation était déjà une réalité dans les années 1980 ou 1990, c’est-à-dire bien avant le déploiement du solaire et de l’éolien. En 1994, le volume d’électricité nucléaire non produite atteignait ainsi le niveau record de 51 térawattheures (TWh), principalement la nuit ou le week-end, pour s’adapter aux baisses de consommation électrique.
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