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Histoires Web dimanche, août 31
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C’est l’histoire de Younous, 4 ans, atteint d’un trouble du spectre autistique, qui ne peut aller à l’école que les « mardis après-midi, les jeudis et les vendredis matin ». Celle de Liam, 12 ans, en situation de polyhandicap, qui n’est scolarisé que « quinze minutes par semaine » dans son institut d’éducation motrice. Celle d’Imran, 10 ans, qui apprend la veille de la rentrée qu’il ne sera pas accueilli à l’école, car aucun accompagnant d’élève en situation de handicap (AESH) n’est disponible. Ou celle d’Anaïs, 15 ans, atteinte de troubles du fonctionnement cognitif, qui avait « de bonnes notes et de bonnes appréciations » dans l’unité localisée d’inclusion scolaire (ULIS) de son collège, mais qui n’a pas de solution pour poursuivre dans un cursus préparant un certificat d’aptitude professionnelle.

Au total, un millier de parents démunis, résignés ou en colère ont témoigné, depuis juillet, des difficultés de scolarité, sur une plateforme mise en ligne par l’Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis (Unapei).

Ce réseau d’associations gestionnaires d’établissements et services médico-sociaux a publié, le 25 août, des chiffres alarmants, s’appuyant sur une enquête réalisée dans 38 de leurs structures, en majorité des instituts médicoéducatifs. Sur 3 603 enfants d’âge scolaire, 13 % n’avaient aucune heure de cours par semaine et 38 % moins de six heures en 2024-2025. Elle souligne aussi que 27 % des enfants accueillis à l’école ordinaire avec une AESH (sur 551 interrogés) sont dans cette situation par défaut, en attente d’un dispositif adapté.

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