Les Britanniques se consolaient comme ils pouvaient, mercredi 2 avril, après l’annonce que l’administration Trump n’allait taxer leurs exportations vers les Etats-Unis qu’à hauteur de 10 %, deux fois moins que les taxes imposées aux importations de l’Union européenne. Cette – très relative – clémence de la Maison Blanche devrait renforcer le gouvernement Starmer dans la posture très accommodante adoptée ces dernières semaines : refuser d’évoquer d’éventuelles mesures de rétorsion contre Washington, tout en négociant activement un accord commercial afin d’échapper aux taxes.
Cette stratégie singulière est-elle tenable ? Tout a été bon, jusqu’à présent, pour éviter les droits de douane américains susceptibles, même au niveau plancher de 10 %, d’entraîner la perte de milliers d’emplois et de faire reculer une croissance déjà atone. L’invitation du roi Charles III à une deuxième visite d’Etat pour Donald Trump participait de cette opération de charme, tout comme l’absence de critiques directes contre le dirigeant américain, malgré son traitement humiliant du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, et ses plans contestés pour la bande de Gaza ou le Canada.
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