Le président américain, Donald Trump, va signer vendredi 28 février un décret établissant l’anglais comme langue officielle des Etats-Unis, avec pour objectif de « promouvoir l’unité » du pays, selon un document obtenu par l’Agence France-Presse (AFP) auprès d’un responsable de la Maison Blanche. « Il était plus que temps que l’anglais soit reconnu comme la langue officielle des Etats-Unis », est-il écrit dans ce document.
Le nouveau décret révoquera un autre texte de 2000, signé par le président Bill Clinton et qui avait pour but d’améliorer l’accès aux services publics pour « les personnes dotées d’une maîtrise limitée de l’anglais ». Concrètement, les agences fédérales n’auront plus l’obligation de fournir des services dans des langues autres que l’anglais mais seront toujours autorisées à le faire, pour « servir au mieux les Américains et remplir leurs missions ».
Un serpent de mer
« Avec ce décret, le président Trump réaffirme qu’une langue commune promeut la cohésion nationale, aide les nouveaux arrivants à participer à la vie de la population et aux traditions, et enrichit notre culture partagée », a estimé le responsable de la Maison Blanche à l’AFP. Les Etats-Unis ne reconnaissaient jusque-là pas de langue officielle.
Cette question est un serpent de mer de la vie politique du pays. Au cours du siècle passé, de nombreuses propositions de loi sur le sujet ont échoué à être adoptées au Congrès. Dès son entrée sur la scène politique en 2015, Donald Trump avait lui-même évoqué l’importance de l’anglais pour la société américaine, notamment dans le contexte de l’immigration.
« Nous sommes un pays où pour s’assimiler, vous devez parler anglais », avait-il déclaré cette année-là lors d’un débat pour les primaires républicaines à la présidentielle. « Nous sommes un pays où nous parlons anglais, pas espagnol », avait-il ajouté. Les principaux flux migratoires aux Etats-Unis proviennent de pays hispanophones.