Dans L’Apprenti sorcier (1797), poème de Goethe, le jeune débutant utilise le pouvoir magique de son maître pour faire le ménage à sa place avant d’être débordé par la magie qu’il a enclenchée. Le président américain, Donald Trump, n’est ni jeune ni débutant, mais il croit avoir trouvé la formule magique avec ses droits de douane. Les optimistes n’y voyaient que du bluff destiné à trouver le « bon deal ». Il n’en est rien. Ce mercredi 26 mars, il a confirmé son intention de taxer de 27,5 % (les 2,5 % actuels + 25 % supplémentaires) toutes les voitures importées aux Etats-Unis, ainsi que leurs principaux composants.
Il est donc temps de rappeler quelques vérités dans l’un des domaines les mieux documentés de la sphère économique. La première est que cette valse-hésitation permanente crée un climat d’incertitude, qualifié par le patron de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, de « remarquablement haut ». Ce qui se traduit par une paralysie du monde des affaires en matière d’investissement, d’acquisition, d’embauches…
Deuxième fait avéré, toute hausse des taxes douanières se traduit par une baisse des ventes. Les études réalisées à la suite des expériences du premier mandat Trump, en 2018-2019, ont montré que la hausse des taxes était répercutée intégralement sur le consommateur et que 1 % d’augmentation des droits de douane conduisait à une baisse de 2,5 % des volumes écoulés.
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