Pour la clarté du message, il faudra repasser. Depuis qu’Emmanuel Macron a annoncé, le 2 mars, une coopération nucléaire avec plusieurs pays européens, dont la Suède et le Danemark, la cacophonie règne dans le nord de l’Europe. Les responsables politiques des pays nordiques apparaissent divisés sur la marche à suivre, tandis que leurs déclarations, souvent contradictoires, ne contribuent pas à apaiser le débat.
A Oslo, le ministre travailliste des affaires étrangères, Espen Barth Eide, a révélé dès le 2 mars que son pays avait été contacté par Paris, mais avait décliné l’invitation, contrairement à ses voisins danois et suédois. « Il n’y a pas de grande différence entre nous, mais nous tenons à ce que cela se fasse dans les règles et ne soit pas annoncé dans un discours de Macron prononcé dans une base sous-marine », expliquait-il à la chaîne NRK.
Même son de cloche à Helsinki, où le président, Alexander Stubb, a confirmé avoir échangé avec son homologue français. « La proposition est intéressante et nous sommes prêts à en discuter, mais nous ne voulions pas que la Finlande soit mentionnée parmi les pays participant au dialogue. Tout s’est passé si vite », a-t-il confié au journal Ilta-Sanomat. D’autant que le gouvernement conservateur était sur le point de proposer un projet de loi sur la dissuasion nucléaire.
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