Le camouflet est cinglant. La cour d’appel de Paris a rejeté, jeudi 19 mars, la demande de l’Etat, représenté par les ministères de l’intérieur, des PME, du commerce et de l’action et des comptes publics, d’interdire la plate-forme Shein en France. La procédure avait été ouverte le 10 novembre 2025, à la suite des signalements de la DGCCRF (direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) dénonçant la vente de poupées sexuelles à l’apparence de fillettes, d’armes de catégorie A et de médicaments interdits par des vendeurs tiers sur la plate-forme d’origine asiatique. Dans la foulée, Shein, site qui vend de l’habillement à petits prix, avait suspendu l’activité de sa marketplace (où opèrent lesdits vendeurs tiers) un temps, avant de la relancer peu avant Noël 2025.
Les juges de la cour d’appel ont confirmé le jugement de première instance, qui, le 19 décembre 2025, avait jugé « le blocage total d’accès au site Shein (…) disproportionné », susceptible d’être une « atteinte à la liberté d’entreprendre » et pris acte du « retrait de la vente des produits [litigieux] et de la réaction rapide et vigoureuse » de la plate-forme. En outre, les juges ont confirmé le rejet de la demande de l’Etat qui voulait voir désigné l’Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique) pour assurer le contrôle de mesures à l’encontre de Shein.
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