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Passera, passera pas ? La piste inflammable d’une régulation de l’installation des médecins, alors que les déserts médicaux s’aggravent sur de nombreux territoires, est de nouveau sur le devant de la scène. Avec une prise de position du premier ministre, François Bayrou, mardi 1er avril, à laquelle les acteurs du monde de la santé ne s’attendaient pas. « Il faut probablement une régulation, comme l’ont décidé, conscients de la difficulté, nombre de professions de santé », s’est avancé le chef du gouvernement devant le Conseil économique, social et environnemental, mardi. Une référence, entre autres, aux chirurgiens-dentistes, aux pharmaciens ou encore aux infirmiers pour lesquels l’installation est aujourd’hui encadrée. Une parole encore floue, mais jamais portée en ce sens jusqu’à présent à Matignon.

Ce signal intervient alors qu’une proposition de loi sur le sujet est revenue à l’Assemblée nationale fin mars, suscitant la levée de boucliers attendue chez les médecins libéraux. Chez les parlementaires, en revanche, le soutien a été franc. Mercredi 2 avril, en séance publique, par 155 voix contre 85, et malgré l’opposition du gouvernement, ils ont voté le rétablissement de l’article 1 du texte, qui prévoit de limiter l’installation de médecins généralistes et spécialistes, libéraux et salariés, dans des zones du territoire jugées suffisamment dotées, en y conditionnant toute nouvelle arrivée d’un médecin au départ d’un autre. Un vote d’autant plus remarqué qu’en commission des affaires sociales, cet article polémique avait été supprimé, le 26 mars.

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