Ce billet est extrait de la newsletter hebdomadaire « Darons Daronnes » sur la parentalité, qui est envoyée tous les mercredis à 18 heures. Vous pouvez vous inscrire gratuitement à cette newsletter en suivant ce lien.
Qui n’a jamais été démuni face à un enfant qui demande : « Maman, tu vas mourir toi aussi ? » ou bien : « Où est parti Papy ? » Alors, on bredouille, on tâtonne et l’on dit des bêtises. Parfois aussi, on se tait. Dans Euh… Comment parler de la mort aux enfants (Grasset-Bayard, 108 pages, 14,90 euros), la rabbine Delphine Horvilleur propose au contraire d’ouvrir la conversation. De saisir les deuils qui jalonnent nos vies pour penser à la mort en famille.
Je l’ai rencontrée dans un café parisien où, dans un savant et chaleureux mélange des genres, elle m’a parlé de la mort, mais aussi de l’anniversaire de son fils, elle m’a confié son amour pour la variété française et elle m’a chanté « N’attendons pas que la mort nous trouve du talent/ Aimons-nous vivants ! » de François Valéry.
Parler de la mort aux enfants, n’est-ce pas trahir une promesse de parent, celle qui nous fait dire : « Je serai toujours là pour toi » ?
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