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C’était en 2006. Le succès surprise de Paul dans sa vie, le documentaire de Rémi Mauger chroniquant la dernière année d’activité d’un agriculteur de 73 ans, mit la puce à l’oreille de Sylvain Sellos. Au Rex, le cinéma associatif de la ville de Mamers (Sarthe) dont il est le programmateur, « les salles se remplissaient sans que l’on comprenne pourquoi… Je me suis dit qu’il y avait un truc à faire », se souvient-il. Depuis seize ans, Sylvain Sellos organise donc chaque hiver le cycle « Regards sur le monde rural ».

Cette année, les 13 longs-métrages projetés en janvier et février ont attiré 1 500 personnes – une réussite pour une ville de 5 000 habitants, avec une fréquentation en hausse de 25 % par rapport à l’année précédente. Parmi les séances les plus courues, l’avant-première de Rural, d’Edouard Bergeon, a fait salle comble le 7 février.

« C’est le même public que pour Au nom de la terre ! », se réjouit le réalisateur de 43 ans en voyant arriver les premiers spectateurs, par cet après-midi pluvieux. Il y a presque sept ans, Au nom de la terre, son premier film de fiction, inspiré de la vie de son père, racontait la détresse d’un agriculteur, interprété par Guillaume Canet. Difficultés financières, dépression, suicide… Avec un petit budget de 5,3 millions d’euros, le film s’attaquait au tabou de la santé mentale dans le monde agricole et fut l’un des succès de l’année 2019, avec pas loin de 2 millions d’entrées. « Dont moins de 5 % à Paris ! », se souvient Édouard Bergeon.

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