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Histoires Web jeudi, février 27
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Frédéric Taddeï, place Saint-Paul, dans le Marais, à Paris, le 4 février 2025.

Six mètres carrés, pas de fenêtre, une moquette grise et des parois vitrées. Frédéric Taddeï a toujours refusé d’entrer dans une case, ce n’est pas pour finir dans un bocal. Il n’a pas l’intention de poser ses Berluti dans le bureau de directeur qui l’attend le 1er mars à Marianne.
« Il y a une cour intérieure couverte, j’y serai très bien, je pourrai fumer », prévoit cet ancien oiseau de nuit, clope au bec, installé en ce pluvieux lundi 10 février à une terrasse de café du quartier Saint-Paul, à Paris. Il en grille une toutes les vingt minutes, sirote à la même cadence une caïpirinha façon mojito. Il est 15 h 30. Cocktail de plage un après-midi d’hiver dans la capitale, en jargon télé, ça s’appelle une « contre-programmation ». Penser contre soi est sa devise, vivre à contre-courant, sa coquetterie. Une écharpe duveteuse a remplacé la fameuse cravate dénouée ; d’épaisses lunettes fumées lui font de grands yeux sur son visage émacié.

A 64 ans, celui qui se présente comme animateur télé (il n’a pas de carte de presse), vient d’être nommé à la tête de l’hebdomadaire fondé en 1997 par Jean-François Kahn, mort le 22 janvier, à 86 ans. Marianne était dirigé depuis septembre 2018 par Natacha Polony. Mais sa ligne souverainiste, jugée trop anticapitaliste, anti-atlantiste, anti-Macron et pas assez anti-Poutine, avait fini par déplaire à l’actionnaire, le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, également propriétaire, par l’intermédiaire de CMI (Czech Media Invest), de Elle, Franc-Tireur, Télé 7 jours

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