Le romancier David Foenkinos a deux enfants : Victor, 23 ans, et Alice, qui va bientôt avoir 11 ans. Deux enfants qui lui ont inspiré deux livres jeunesse (Le Petit Garçon qui disait toujours non, Albin Michel Jeunesse, 2011 ; Le Saule pleureur de bonne humeur, Albin Michel Jeunesse, 2012), « pour leur faire un souvenir ». Deux enfants qu’il a élevés successivement, séparé de leurs mères. Deux périodes qu’il a vécues de façon fusionnelle, dans un quasi-tête-à-tête, avec chacun de ses enfants. « Ça me permet d’avoir un lien avec tous les âges », dit-il. Dans son prochain roman, Je suis drôle (à paraître chez Gallimard en avril), il met en scène un jeune qui fait du stand-up… et c’est un peu grâce à ses enfants. Leur génération est en effet « assez accro aux gens qui essaient d’être drôles sur Internet ».
La première fois que vous vous êtes senti père…
Mon désir de paternité a été très précoce. Peut-être parce que je suis issu d’une cellule familiale assez peu présente, j’ai eu envie de constituer un socle familial dès 20 ans. J’ai eu mon fils à 28 ans, et j’ai le souvenir de mes amis du lycée qui venaient voir mon fils, le premier enfant du groupe d’amis. Ils vivaient cette rencontre comme un choc, le début d’une nouvelle ère, qui allait arriver pour tout le monde.
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