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Sacrilège : ces dernières semaines, plusieurs réunions publiques du Rassemblement national (RN) se sont achevées de la plus banale des manières, par quelques applaudissements polis. Pas de « Aux armes, citoyens ! » retentissants, encore moins de bataillons formés. A Blois et à Freyming-Merlebach (Moselle), les meetings du RN se sont terminés sans Marseillaise. A Béthune (Pas-de-Calais), on n’a pas oublié d’entonner l’hymne a cappella, mais le drapeau tricolore manquait aux murs.

Ces dernières semaines, Le Monde s’est rendu dans cinq réunions publiques de têtes de liste du RN dans des villes moyennes. Des moments de campagne qui disent beaucoup de la stratégie d’implantation locale du parti d’extrême droite, consistant à abandonner quelques fondamentaux, jusqu’au mot « immigration ».

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Cette dissimulation est en cohérence avec les attentes des électeurs pour ces municipales. Selon l’enquête menée par Ipsos BVA pour Le Monde et le centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), l’étiquette politique n’apparaît qu’en septième position dans leurs critères de choix. A l’inverse, ils sont neuf sur dix à se prononcer en fonction du programme électoral.

Dans le cas des candidats RN, celui-ci se réduit bien souvent à de vagues incantations sur la sécurité, sur l’identité présumée de la ville – à préserver ou à restaurer –, sur la promesse d’une fiscalité stable ou en baisse et sur de nouvelles places de parking. Des priorités qui se répètent d’une ville à l’autre, indépendamment des enjeux locaux.

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