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L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR

Ils sont beaux, tous les deux, avec leurs cheveux bouclés et leurs rêves de médailles sur le ring. En attendant, c’est sport-études en internat, dans un écrin de nature. Camille (Samuel Kircher) et Matteo (Fayçal Anaflous, une révélation), le blond et le brun, incarnent deux jeunes boxeurs et amis d’enfance dans La Danse des renards, premier long-métrage du Belge Valéry Carnoy, découvert en mai 2025 à Cannes à la Quinzaine des cinéastes.

Le duo d’acteurs fait merveille dans cette fiction inscrite dans le milieu de la boxe anglaise, qui réussit à éviter les clichés du genre. La douceur qui émane de leurs visages juvéniles, sous le casque de combattant, est craquante. Ici, l’important n’est pas de savoir si Camille, graine de champion, deviendra un jour une star, mais plutôt d’essayer de comprendre ce qui se passe dans la tête du jeune homme, qui, après avoir échappé de peu à une chute mortelle, n’est plus tout à fait le même.

Gouffre mental

Alors que Camille semble remis de son accident, et que les compétitions approchent, il évite les entraînements, affirmant avoir toujours mal au bras – simple « douleur fantôme », évacuera le médecin. Son attitude rend perplexe jusqu’à son coach, Bogdan (Jean-Baptiste Durand), qui pourtant le protège, tandis que ses camarades voient s’éloigner leurs chances de remporter des matchs. Pour eux, l’affaire est entendue : Camille n’a plus la niaque, et ne mérite plus leur admiration.

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