
Un pupitre, six drapeaux des Etats-Unis et un immense fond bleu, avec un aigle blanc et l’inscription « American AI Exports Program ». Vendredi 20 février, avant que la Cour suprême ne juge les droits de douane américains illégaux, l’envoyé spécial de Donald Trump au sommet de l’intelligence artificielle en Inde, Michael Kratsios, a soigné le décor pour délivrer son message : « Les Etats-Unis veulent exporter l’IA américaine dans le monde. » « Cette technologie est l’occasion de mener – comme l’ont fait les Pères fondateurs de notre nation il y a deux cent cinquante ans – une révolution dans l’histoire de l’humanité », a-t-il expliqué. « L’IA américaine établit une nouvelle frontière, mais l’Amérique ne cherche pas à construire ce futur seul. Alors je vous demande de nous rejoindre », a conclu M. Kratsios, venu à New Delhi promouvoir le « programme d’export de l’IA américaine », créé par la Maison Blanche en juillet 2025.
Derrière ces accents messianiques se trouve une politique bien réelle : « Un effort national coordonné pour soutenir l’industrie américaine de l’IA en promouvant l’export de packages complets de toutes les couches de cette technologie », expose le décret présidentiel. L’idée est de conclure des accords sur les offres d’un « consortium », en cours de formation, d’entreprises américaines de l’IA, actives dans les puces (a priori Nvidia, Qualcomm…) les data centers (Amazon, Microsoft, Google…), les modèles de langage (OpenAI, Anthropic, Google…) ou les applications (Google, OpenAI, Meta…).
Il vous reste 72.21% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.








