« Les Evadés du convoi 53 », de Benjamin Fogel, Gallimard, 288 p., 21 €, numérique 15 €.
Dans la famille de Benjamin Fogel, l’exploit de son grand-père Paul était devenu légendaire. Déporté au centre de mise à mort de Sobibor, en Pologne, avec son frère Robert et ses parents, en mars 1943, il fit partie d’un groupe de treize captifs (dont Robert), qui parvinrent à s’évader en sciant le plancher du wagon – avant d’être repris et conduits à Auschwitz. Paul y survivra mais Robert succombera à la tuberculose. « Cette histoire avait beau être extraordinaire, elle était devenue presque commune pour moi », confie le romancier au « Monde des livres ».
Cette aventure hors du commun, il la relate aujourd’hui dans un roman au souffle épique, qui démarre à Paris, en janvier 1943, avec la dénonciation de la famille, juive, par une petite amie jalouse, trompée par Robert, et s’achève trois mois plus tard en Pologne, à l’entrée d’Auschwitz.
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