« Au risque de commettre une lapalissade, le régulateur doit réguler. » La tautologie présente Reporters sans frontières saisit l’Arcom pour dénoncer le « défaut de pluralisme » de CNewsdans le référé-liberté de vingt-sept pages déposé devant le Conseil d’Etat, mercredi 4 mars, par le cabinet Meier-Bourdeau Lécuyer, peut faire sourire, mais le dossier n’a rien de léger. Cinquante-sept professeurs de droit et juristes accusent l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) de « carence délibérée » envers la chaîne CNews et la station Europe 1, selon les informations du Monde, confirmant celles de Libération publiées jeudi 5 mars. Ce texte reproche aux deux médias du milliardaire Vincent Bolloré, déjà visés par une procédure déposée par l’organisation de défense de la presse Reporters sans frontières en janvier 2026, de ne pas respecter pas le pluralisme interne des courants de pensées et d’opinion, une obligation précisée par la délibération du Conseil d’Etat en février 2024.
Or, depuis cette date, aucune sanction ni mise en demeure n’a été prononcée par l’Arcom sur la question du pluralisme, notent les requérants. Soit une démonstration de l’immobilisme dont le régulateur est accusé de faire preuve à l’égard de CNews et Europe 1, laissant deux éditeurs « soutenir, conjointement et de façon massive, un courant de pensée spécifique », l’extrême droite en l’occurrence.
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