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Une partie de l’équipe féminine de football d’Iran, dont plusieurs membres avaient demandé l’asile en Australie, a franchi, mercredi 18 mars, le poste-frontière turco-iranien de Gürbulak, à l’est de la Turquie, a constaté un correspondant de l’Agence France-Presse (AFP).

Parmi elles figurent quatre joueuses, dont la capitaine de l’équipe, Zahra Ghanbari, et un membre de l’encadrement ayant retiré leur demande d’asile déposée en Australie et décidé de regagner l’Iran. Les joueuses, portant le survêtement de la sélection nationale iranienne, ont atterri à l’aéroport d’Igdir, une ville de l’est de la Turquie, puis sont montées à bord d’un autocar en direction de la frontière iranienne, à 100 kilomètres de route.

Arrivées mercredi dernier à Kuala Lumpur, en Malaisie, en provenance d’Australie où elles disputaient la Coupe d’Asie, les footballeuses s’étaient envolées, lundi, vers Oman, avant de prendre un avion, mardi, pour Istanbul. « Ma famille me manque », a déclaré une joueuse lundi à l’AFP à l’aéroport de Kuala Lumpur.

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Deux joueuses restées en Australie

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a salué, mercredi sur X ; « les joueuses de football et les équipes techniques » qui « sont des enfants de la patrie » que « le peuple d’Iran embrasse ». Elles ont « déçu les ennemis » de la République islamique en résistant « à la tromperie et aux intimidations des éléments anti-Iran », a-t-il ajouté.

Sept membres de la délégation féminine iranienne – six joueuses et un membre de l’encadrement – avaient initialement demandé l’asile à l’Australie, après avoir été qualifiées de « traîtresses » dans leur pays pour avoir refusé de chanter l’hymne national avant un match, en pleine guerre opposant l’Iran aux Etats-Unis et Israël. « Elles s’exposent à de graves conséquences si elles retournent en Iran », avait alors déclaré Reza Pahlavi, le fils de l’ancien chah d’Iran.

Seules deux joueuses sont finalement restées sur le sol australien. Des groupes de défense des droits humains ont accusé les autorités iraniennes de faire pression sur les sportifs iraniens se trouvant à l’étranger en faisant peser des menaces sur leurs proches ou leurs biens s’ils faisaient défection ou critiquaient la République islamique. Les autorités iraniennes ont en retour accusé l’Australie d’avoir fait pression sur les joueuses pour qu’elles restent.

Le Monde avec AFP

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