Depuis le bien nommé belvédère Vertige des cimes, au bord des falaises orientales du Vercors, le regard court le long des crêtes jusqu’au sommet du Moucherotte. « C’est là qu’ils ont niché cette année », lance Virginie Ruetsch, montrant le sommet le plus septentrional du massif qui culmine à 1 900 mètres d’altitude, où un couple d’aigles royaux avait élu domicile. « Et l’année dernière, c’était juste là », pointe la conservatrice de l’espace naturel sensible des falaises du Vercors, désignant un autre éperon rocheux entouré de falaises à pic. Le massif compte une quarantaine de couples de ce grand rapace.
Cette année, hélas, la couvée du mâle et de la femelle en question n’est pas allée à son terme. Les aiglons devaient naître autour du 12 mai, mais les bénévoles de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), qui surveillaient le nid, n’ont plus constaté aucune activité « entre le 30 avril et le 14 mai », explique Eric Posak, avocat de l’association environnementale. Selon l’association, c’est indéniablement la présence de parapentes autour du site, dans les jours précédents, qui a perturbé le couple et conduit à l’abandon de sa couvée.
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