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Le premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé dimanche 8 mars sur X « un plan exceptionnel de 500 contrôles » dans les stations-service, « [de] lundi [à] mercredi », pour éviter les « hausses abusives des prix à la pompe ».

« La guerre au Moyen-Orient ne peut pas servir de prétexte à des hausses abusives des prix à la pompe », explique le chef du gouvernement, qui précise que ces trois jours de contrôle, qui seront réalisés par la répression des fraudes (DGCCRF), représentent « l’équivalent d’un semestre complet du plan de contrôle habituel ».

Sur X, le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a jugé qu’il « serait plus simple de bloquer les prix, car toute hausse dans le contexte est abusive », ironisant sur le nombre de contrôles « alors qu’il y a 10 000 stations-services en France ».

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Le gouvernement avait annoncé vendredi que le SP95-E10, l’essence la plus consommée par les Français, avait augmenté de 10 centimes par rapport à la semaine précédente, avant le début de la guerre au Moyen-Orient. L’augmentation du gazole est encore plus marquée : il se vendait vendredi à 1,98 euro le litre en moyenne contre autour de 1,72 euro le 27 février, soit 26 centimes d’augmentation (+ 15 %).

« Si certaines [stations-service] profitent de la situation, elles doivent être ramenées dans le rang », avait affirmé le ministre de l’économie, Roland Lescure, en assurant que « si les [abus] sont confirmés, on procédera sans sourciller au “name and shame” », en référence à la pratique consistant à rendre public le nom des entreprises non vertueuses.

Le gouvernement exclut une baisse de la TVA

Plusieurs partis politiques, dont le Rassemblement national (RN) et La France insoumise (LFI), se sont émus ces derniers jours de cette hausse des prix.

La cheffe des députés du RN, Marine Le Pen, avait proposé mercredi de baisser des taxes sur les carburants pour compenser les hausses. Son parti réclame depuis plusieurs années de réduire la TVA de 20 % à 5,5 % sur les carburants, le fioul et le gaz.

Le président du RN, Jordan Bardella, avait aussi appelé dès lundi à baisser TVA et accise sur les produits pétroliers (ex-TICPE, taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques), l’autre taxe sur les carburants, « en cas de flambée ».

Le président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, Eric Coquerel (LFI), a, lui, demandé au gouvernement de « réfléchir à un blocage des prix » de l’essence et, « si la situation perdure », de procéder à « des ajustements » sur l’accise.

La ministre déléguée à l’énergie, Maud Bregeon, a estimé « inconcevable » de baisser TVA et accise, car cela entraînerait un trou de près de 20 milliards d’euros dans le budget de l’Etat.

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Le Monde avec AFP

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