
Ce ne sera pas la panacée pour éliminer tout le dioxyde de carbone (CO2) émis en France, mais il n’empêche : le gouvernement français veut voir émerger une filière d’excellence autour du CCUS. Un acronyme désignant la capture, le stockage et la valorisation du carbone, soit l’une des solutions régulièrement mises en avant pour faire avancer la décarbonation de l’industrie. Lundi 9 février, le ministre délégué chargé de la transition écologique, Mathieu Lefèvre, réunit les principaux acteurs du secteur au siège du cimentier Vicat, à L’Isle-d’Abeau, en Isère.
Le groupe porte l’un des projets les plus ambitieux en France autour de cette technologie, depuis sa cimenterie de Montalieu-Vercieu, également en Isère. Grâce à un procédé cryogénique développé par la société française Air liquide, 1,2 million de tonnes de CO₂ doit être collecté chaque année, avant d’être acheminé par « carboduc » le long de la vallée du Rhône jusqu’à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Liquéfié, le carbone doit terminer sa course dans un réservoir géologique au fond de la mer Adriatique. D’autres industriels présents sur l’axe rhodanien sont appelés à rejoindre l’initiative. « Un projet comme celui-ci est la première pierre d’une chaîne de décarbonation. Mais il s’agit d’investissements considérables qui demandent du soutien », souligne-t-on chez Vicat en se félicitant de la mobilisation du gouvernement.
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