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En l’espace de quarante-huit heures, plus d’une centaine de femmes lui ont répondu. En postant son message sur un réseau social, fin janvier, Sophie Lainault ne s’attendait pourtant pas à ce que celui-ci suscite autant de réactions : « Je suis hôtesse de l’air, je me bats pour une reconnaissance professionnelle de mon cancer du sein, si vous êtes intéressée nous pouvons en parler. » Mais les marques de solidarité ont afflué. « On est trop nombreuses à être touchées, mais peu osent réellement témoigner », constate-t-elle.

Fait souvent méconnu, le personnel navigant est en moyenne plus exposé à cette maladie en raison des rayonnements ionisants émis par l’avion. Plus ce dernier s’éloigne de l’équateur en se rapprochant des pôles, notamment lors des longs-courriers vers l’Asie, Los Angeles ou San Francisco, et plus l’intensité des rayons augmente. « Les navigants constituent en France le groupe professionnel le plus exposé à des travaux sous rayonnements ionisants », souligne Jean-Claude Zerbib, ancien ingénieur en radioprotection au Commissariat à l’énergie atomique. A cela s’ajoutent le travail de nuit, le décalage horaire à répétition et d’autres phénomènes, comme la pressurisation, qui tendent à dérégler le rythme circadien.

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