Le Sénégal a perdu sa deuxième étoile : sa victoire arrachée au Maroc (1-0) en finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), le 18 janvier à Rabat, a été effacée des tableaux de résultats. Deux mois après ce match chaotique, le jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF) a décidé, mardi 17 mars, de déclarer « forfait » les Lions de la Teranga et d’accorder à la sélection marocaine une victoire 3-0 sur tapis vert.
Dans la matinée, une partie de ce jury, composé de neuf membres et présidé depuis 2023 par la magistrate nigériane Roli Daibo Harriman, s’est réunie à distance sur la plateforme de visioconférence Zoom, pour se pencher sur le recours déposé par le Maroc. « Le jury siège comme un tribunal, explique au Monde un des membres de l’instance, absent de la réunion et souhaitant rester anonyme. C’est une juridiction qui recoupe les informations, les éléments de preuve et interprète les règlements. »
Originaires des quatre coins du continent – Cap-Vert, Comores, Djibouti, Malawi, Mauritanie, Namibie, République démocratique du Congo, Togo et Tunisie –, les jurés sont des consultants rémunérés. Professionnels du droit avec des profils variés (avocats, anciens magistrats, juristes), ils ne sont pas nécessairement spécialisés en droit du sport et n’ont pas de lien avec le monde du football, à l’exception de Moez Nasri, avocat et président de la Fédération tunisienne.
Il vous reste 60.06% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.










