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Histoires Web dimanche, avril 6
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Plutôt que dans une suite de palace, environnement habituel des stars en tournée de promotion, Ben Stiller et Britt Lower accordent leurs interviews dans les locaux parisiens d’Apple. Ils sont assis côte à côte dans un salon aussi blanc que les interminables couloirs souterrains qu’arpentent depuis deux saisons les employés, cadres et dirigeants de Lumon Industries, la sinistre multinationale qui a mis au point la procédure de severance qui a donné son nom à la série dont on vient de découvrir la conclusion provisoire. La severance (« rupture, séparation » en français) est une action chirurgicale qui permet aux salariés opérés de tout oublier du monde extérieur au moment où ils arrivent sur leur lieu de travail. Ils mènent ainsi deux existences, celle de leur outie (« exter », en VF), qui vit en société et en famille, et celle de leur innie (« inter »), qui ne pense qu’au travail, sans avoir la moindre idée de la finalité de celui-ci.

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Ben Stiller, star hollywoodienne de plein droit, ne joue pas dans Severance. Il en est l’un des producteurs et initiateurs, après avoir reçu, en 2018, le projet d’un scénariste débutant, Dan Erickson, et s’être démené jusqu’à le faire financer par une autre multinationale, Apple. Stiller a participé à la conception esthétique de la série, et en a réalisé la majorité des épisodes. Son perfectionnisme n’est pas étranger à la longue interruption entre les deux saisons (la première date de 2022). Britt Lower incarne Helly R., dont l’innie supporte mal l’absurdité de l’esclavage salarié, mais dont l’outie (on l’a appris au dernier épisode de la première saison) n’est autre qu’Helena Eagan, l’héritière de la dynastie qui a fondé Lumon.

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