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Prudence et clémence dans les rangs. Depuis lundi 31 mars, la droite veut éviter de passer pour ce concurrent trop heureux de profiter des difficultés d’une rivale. « Je souhaite que Marine Le Pen puisse être jugée en appel le plus vite possible », a déclaré, le lendemain, Bruno Retailleau, ministre de l’intérieur, en campagne pour la présidence du parti Les Républicains (LR), à Maisons-Alfort, dans le Val-de-Marne. La veille, Laurent Wauquiez témoignait de la même bienveillance que son adversaire pour commenter la peine d’inéligibilité de cinq ans – avec exécution provisoire – prononcée contre Mme Le Pen par le tribunal de Paris. « Il n’est pas sain que, dans une démocratie, une élue soit interdite de se présenter à une élection, avançait le député de la Haute-Loire en déplacement à Royan (Charente-Maritime). Les débats politiques doivent être tranchés dans les urnes. »

Dans le secret de l’isoloir, LR voit, ces dernières années, une partie de ses anciens électeurs lui préférer désormais le Rassemblement national (RN). L’empêchement – provisoire ou définitif – de la finaliste des présidentielles de 2017 et 2022 pourrait-il modifier le rapport de force ? « A court terme, cela ne change rien pour le socle électoral du RN, note un conseiller LR. On le voit dans les sondages, Marine Le Pen ou Jordan Bardella sont assez proches. Le vote RN, c’est un bloc. » Ces derniers mois, LR a bien retrouvé le chemin de la victoire dans des élections partielles ou municipales, mais le parti reste un grand brûlé au niveau national depuis la défaite de François Fillon à la présidentielle de 2017.

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