L’heure n’est pas propice au virage professionnel : dans un contexte économique de plus en plus incertain, les salariés qui perdent leur emploi cherchent d’abord à retrouver un poste équivalent dans le même secteur plutôt qu’à créer leur entreprise ou à entrer en formation longue.
C’est le constat du cabinet LHH, dans la première édition de son Observatoire des trajectoires professionnelles publié mardi 31 mars. L’une de ses missions consistant à accompagner les entreprises dans leur restructuration et, par là même, les salariés licenciés économiques, LHH a décidé de tirer des constats des données collectées dans ce cadre. L’étude porte ainsi sur 40 750 personnes accompagnées lors d’un congé de reclassement ou de mobilité entre 2024 et 2025 et ayant trouvé une solution.
« Le maître mot, c’est la prudence, à la fois côté salariés et côté entreprises, constate Michaël Chambon, directeur de l’activité transitions de carrières collectives à LHH. Dans cette période, il apparaît trop aléatoire de changer de métier et de cadre professionnel, encore plus de changer de territoire. Ils privilégient donc un reclassement dans un emploi salarié, souvent dans le même secteur d’activité, ce qui apparaît comme plus sécurisant. »
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