Dans un monde où les Etats-Unis sont de plus en plus protectionnistes et où l’offensive chinoise pour conquérir de nouveaux marchés est sans précédent, l’Union européenne (UE) s’est lancée dans une course effrénée aux traités de libre-échange. Malgré les réticences en Europe, car ces nouveaux accords peuvent lui donner accès aux matières premières critiques dont elle manque tant, quand Pékin comme Washington n’hésitent plus à instrumentaliser ses dépendances.
Lundi 23 mars, la Commission, qui, en matière commerciale, officie au nom des Vingt-Sept, a ainsi annoncé que le traité de libre-échange entre l’UE et les quatre pays fondateurs du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay, Paraguay) entrerait en vigueur dès le 1er mai, sans attendre sa ratification par le Parlement européen. Au même moment, sa présidente, Ursula von der Leyen, était en Australie, où elle s’apprêtait à conclure un autre accord.
Après le Mercosur et l’Inde, c’est « une véritable “trilogie commerciale” », s’est-elle félicitée, dans une tribune publiée par plusieurs journaux européens, dont Ouest-France, avant de retrouver à Canberra, mardi, le premier ministre australien, Anthony Albanese et d’y acter, formellement, la fin des négociations. Ce texte doit maintenant être traduit en termes juridiques, avant d’être ratifié par les Etats membres et le Parlement européen.
Il vous reste 77.65% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.








