A neuf jours du vote de confiance de l’Assemblée nationale, quasi perdu d’avance pour François Bayrou, tous les regards se tournent désormais vers le chef de l’Etat. Le départ annoncé du centriste porte à quatre le nombre de premiers ministres qui se seront succédé à Matignon depuis 2022 – un record sous la Ve République. Le constat est amer pour Emmanuel Macron, qui peine à conjurer cette précarité qui frappe de plein fouet le pouvoir exécutif. Toutes les combinaisons gouvernementales essayées jusqu’ici par le locataire de l’Elysée se sont fracassées sur l’absence de majorité et de réformes substantielles.
Alors, vendredi 29 août, quand le chef de l’Etat est interrogé sur la révocation probable du gouvernement Bayrou, le 8 septembre, il en appelle de nouveau à la « responsabilité » des oppositions, qui, de la gauche au Rassemblement national (RN), refusent d’accorder leur confiance au premier ministre. « Je veux croire que le travail qu’il va mener dans les prochains jours va permettre de convaincre que même s’il y a des désaccords sur les mesures techniques [du budget] (…) il peut y avoir au moins des chemins d’accord sur le constat [de la dette] », a-t-il souligné à l’issue du conseil des ministres franco-allemand, à Toulon. S’il juge le pari de François Bayrou « pas totalement fou », « pour le reste, je ne fais pas de la politique-fiction », lance-t-il.
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